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Déjà en 1550, l’évêque Quiqueran de Baujeu s’exclamait au sujet des chevaux camargues : "il s’en trouve parmi les nôtres, lesquels avec toute leur mauvaise mine, sont pourtant légers, si prompts et ont tant de fugue et de courage et sont de si longue haleine qu’à. force de travailler, ils font quasi périr, ceux qui les montent !...C’est une erreur populaire d’estimer nos chevaux de moindre valeur... peu sujets à maladies, ils se soignent avec moins de perte et de frais. "


A l’heure actuelle, les éleveurs, conscients des nombreuses qualités de leurs chevaux, se battent pour la conservation de cette race et le maintien de son environnement. Ils se sont accordés sur un "standard" ou modèle de race camargue, officiellement agréé par les haras. La législation rendant enfin hommage aux qualités des camargues, d’établir un livre d’origine ou stud-book.
Nous ne citerons ici que quelques points de ce standard de race. Le cheval camargue se présente sous les apparences d’un cheval de selle rustique, sa tête est importante, généralement carrée et bien attachée.

Adulte, la robe du cheval est gris clair, parfois truitée. Il possède une poitrine profonde. L’épaule est droite et courte ainsi que l’encolure. Le pied du cheval est sûr, sa surface portante développée. La croupe est courte et la queue basse avec un crin très fourni au départ. Dernièrement, les éleveurs sont tombés d’accord sur la taille du cheval camargue : il peut désormais atteindre 1,50 m au garrot (âge adulte).
Le cheval camargue aujourd'hui
Précéd.
Berceau de race
Le cheval camargue naît, et vit dans la région de Camargue qui se révèle prépondérante pour le développement de ses qualités. Cette région est délimitée par le triangle Tarascon, Montpellier et Fos, et n’ont droit à l’appellation "Camargue", que les produits nés et élevés en "manade", ce que l’on désigne par le "berceau de race". Par ailleurs il existe un concours national d’approbation à la monte publique qui se déroule chaque année. Un jury est mis en place par la commission camargue selon les définitions de l’arrêté ministériel du 19 mars 1990. L’effort des éleveurs, l’agrément de la race par le Ministère de l’Agriculture, ont ouvert des perspectives heureuses pour notre cheval camargue qui reste et doit rester l’une des fortes images de marque de la région, reflet des grands espaces et des gardians dans leur authenticité.
Toutefois il est clair qu’au-delà du rêve, le cheval camargue est aussi un "objet" commercial, et, là aussi, l’exigence de qualité a son intérêt.